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Des moustiques pour lutter… contre le paludisme

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Des moustiques OGM pour lutter contre le paludismeDes moustiques OGM pour lutter contre le paludisme
Source : Ouest-France.fr

(APN – Santé) – Des chercheurs burkinabés ont obtenu l’autorisation d’utiliser des moustiques génétiquement modifier pour lutter contre l’anophèle femelle.

Le paludisme est l’une des maladies les plus meurtrières dans le monde et plus particulièrement en Afrique. En effet, sur les 430.000 cas enregistrés dans le monde en 2015, 90 % sont dans les régions d’Afrique sub-saharienne. De plus, 70 % des victimes ont moins de 5 ans.

De nombreux moyens de lutte sont sur le marché. Les médicaments, les insecticides et les moustiquaires ont réussi à réduire l’impact de la malaria sur le continent africain. Néanmoins, ces techniques de prévention et de lutte semblent avoir atteint leurs limites. En effet, les moustiques développeraient une résistance aux insecticides et les populations les plus pauvres n’ont pas accès aux médicaments.

Des moustiques OGM comme moyen de lutte

Face à ce phénomène, un groupe de chercheurs burkinabés a lancé le projet « Target Malaria » dans le but de développer une nouvelle forme de lutte contre le paludisme. L’objectif final serait de réussir à créer des moustiques génétiquement modifiés pour ne plus transporter la maladie. Cette technique veut avoir pour effet de réduire la population d’anophèles.

Le principe est le suivant : produire des anophèles qui n’auront plus la capacité de transmettre la maladie. Les introduire ensuite dans la nature afin qu’elles se reproduisent et transmettent ce gène à leur descendance. Un test a déjà été fait sur le mâle et en huit générations (en huit mois), un mâle génétiquement modifié fait disparaître 95 % de la population sauvage de son espèce.

Plusieurs organismes dénoncent la méthode

Trois pays d’Afrique sub-saharienne ont été retenus pour la phase test du projet « Target Malaria ». Ce sont le Burkina-Faso, le Mali et l’Ouganda. Pour le premier, une autorisation pour lâcher ces moustiques OGM dans la nature a été donnée au grand dam des structures de lutte contre les OGM.

Quelques mois plus tôt le 2 juin, de nombreuses personnes ont manifesté lors de l’annonce de ce projet. L’inquiétude grandit autour de cette méthode. Nombreux sont ceux qui se demandent si de tels moustiques ne sont pas porteurs d’autres maladies comme le sida, ebola ou d’une hépatite ; et qu’ils présenteraient un risque pour les humains et pour l’environnement.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Benin Times n’es pas l’auteur de ce dernier.

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