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Afrique : Le Swahili, future langue officielle du continent ?

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Le swahili pourrait être la future langue oficielle d'AfriqueLe swahili pourrait être la future langue oficielle d'Afrique
SOURCE: Twitter (@swahili4africa)

(APN) – Langue africaine la plus parlée du continent et langue officielle de nombreux pays, le Swahili s’impose de plus en plus en Afrique et pourrait devenir la future langue officielle du continent.

Le Swahili est un groupement de langues bantoues d’Afrique de l’Est. Elles possèdent toutes un vocabulaire commun mais également des différences qui ne permettent pas une intercompréhension. Cependant, le Kiswahili est la langue la plus populaire et la plus parlée parmi ces différentes langues.

Aujourd’hui, on estime que près 150 millions de personnes parlent cette langue à travers le continent africain, faisant d’elle la troisième langue la plus parlée après l’arabe et l’anglais. Elle est la langue africaine la plus importante du continent.

Vers une langue commune ?

Compte tenu du nombre de locuteurs et de sa présence sur le continent, le Swahili se place comme la langue africaine qui pourrait unir le continent. D’ailleurs de nombreux pays en ont fait leur langue officielle, c’est le cas du Kenya, de la Tanzanie, de l’Ouganda, de la RDC et du Rwanda plus récemment (depuis février 2017, ndlr). De plus, il s’agit de la seule langue officielle de l’Union africaine qui soit d’origine africaine.

Par ailleurs, l’Afrique du Sud vient de décider d’introduire le Swahili dans le programme scolaire. En effet, d’ici 2020 les élèves pourront choisir le Swahili parmi les langues optionnelles au choix. C’est la première langue africaine proposée ; jusqu’à présent, seuls le Chinois, le Mandarin et l’Allemand étaient disponibles. Selon Angie Motshekga, Ministre de l’Education, cette démarche va dans une logique de rassemblement des Africains.

Elijag Mhlanga, porte-parole du ministère de l’Education a déclaré que cette décision est «bonne pour le commerce en Afrique et bonne pour les Africains ­[…] Nous voulons peser sur le continent. Le gouvernement va dépenser de l’argent pour que de plus en plus de Sud-Africains apprennent cette langue. »

Julius Malema, leader de l’opposition a également ajouté que le fait de parler une même langue d’origine africaine sur le continent, assurerait une décolonisation certaine de l’Afrique vis-à-vis des européens. Les Africains pourraient enfin parler entre eux une langue qui ne leur vient pas des colons, comme l’anglais ou le français par exemple.

D’autres pays ont aussi fait le pas avant l’Afrique du Sud ; en 2016, l’Ouganda a rendu l’enseignement du Swahili obligatoire dans les classes du secondaire.

Une langue de plus en plus reconnue à l’échelle mondiale

En plus d’être de plus en plus promue par les africains sur le continent, le Swahili s’affirme également à l’international.

Elle a été en 2018 la première langue africaine officiellement reconnue par Twitter. D’autres réseaux sociaux, comme Facebook vont d’ailleurs plus loin. En effet, contrairement à Twitter qui ne propose qu’une traduction des tweets du Swahili vers d’autres langues, Facebook propose une version intégrale du site en swahili.

Du côté des médias, de nombreux médias connus à l’échelle mondiale tels que la BBC ou RFI proposent des services en Swahili à leurs auditeurs, montrant l’importance grandissante de cette langue.

Enfin, plusieurs universités dans le monde proposent un apprentissage du Swahili au sein de leurs programmes. C’est le cas de l’Université de Cambridge en Angleterre, l’Institut national des Langues et des Civilisations Orientales en France, l’Université de Queensland en Australie et l’Université des Langues étrangères de Pékin en Chine.

Grâce à une valorisation de plus en plus importante de la langue sur le continent et une reconnaissance grandissante de cette dernière à l’international, le Swahili pourrait bien être la langue qui unira tous les Africains.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Benin Times n’es pas l’auteur de ce dernier.

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