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Afrique du Sud : ESKOM demande à l’État de payer à sa place une partie de sa dette

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L’opérateur énergétique peine à fournir un service de qualité et croule sous les dettes.

Économie Afrique du Sud – Le président de l’entreprise sud-africaine, Jabu Mabuza, demande à l’État de prendre en charge une partie de la dette d’ESKOM. L’entreprise qui traverse une grande crise financière traine une dette de plus de 30 milliards de dollars. Elle demande ainsi à l’État d’en régler une partie, pour la somme de 7,2 milliards de dollars.

Fondée en 1923 par le gouvernement sud-africain, ESKOM est une société d’énergie productrice et distributrice d’électricité. Depuis sa création, la qualité de service n’a cessé de se détériorer, bien que la compagnie ait demandé à l’État d’augmenter le budget qui y était alloué. L’objectif était d’améliorer la capacité de production des infrastructures existantes dans un premier temps. Et ensuite, ils envisageaient de créer de nouvelles implantations. Une requête qui n’a pas été satisfaite et qui a conduit à la situation désastreuse qu’ESKOM traverse désormais.

Aujourd’hui, l’entreprise connait de graves difficultés financières et ne parvient plus à fournir en électricité l’ensemble du territoire. En effet, ESKOM vient d’instaurer un système de rotation de délestages afin que les infrastructures ne soient pas en surcharge et que cela conduise à un défaut de fourniture. Elle demande aux citoyens et entreprises d’être responsables dans leur utilisation de l’électricité.

La situation financière d’ESKOM n’est pas des plus reluisantes; actuellement, sa dette s’élève à 30,6 milliards de dollars. L’entreprise a d’ores et déjà annoncé des pertes estimées à 813 millions de dollars. Compte tenu de la situation, le président ESKOM souhaite qu’une partie de sa dette (7,2 milliards de dollars, soit près de 25% de la dette) soit prise en charge par l’État. L’entreprise par voix de son porte-parole n’a pas souhaité commenter pour le moment. Elle affirme que des discussions sont encore en cours avec les actionnaires au sein du gouvernement.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Ivoire Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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