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Rebondissement dans l’affaire ‘’Un professeur d’EPS tue sa fiancée’’ : Tout se gâte entre les deux familles

Après un ‘’arrangement’’, à la faveur du jeu de l’alliance entre Agni (famille d’Effoh Amenan Marcelle, la défunte) et Baoulé (famille d’Othniel Kouassi, le professeur d’EPS mis en cause) soldé par un ‘’mariage’’ coutumier de la défunte et son professeur, les deux familles ne parlent plus le même langage. Les Effoh tiennent à ce que justice soit rendue tandis que les Kouassi menacent de se retirer des obsèques de l’élève de terminale A2, tombée du 4ème étage dans la nuit du mardi 1er mai 2018, à Koumassi Remblais.

Alors que la tension avait un peu baissé après les ‘’arrangements’’ dus au jeu de l’alliance entre Agni et Baoulé, à la suite de la mort d’Effoh Amenan Marcelle, élève en terminale A2, tombée du 4ème étage dans la nuit du mardi 1er mai 2018, pendant qu’elle se trouvait en compagnie de son professeur d’éducation physique et sportive (EPS), Othniel Kouassi, voilà que l’affaire a pris une autre tournure.

Dans l’après-midi du dimanche 23 septembre 2018, Linfodrome, a appris auprès de la famille éplorée, à la Cité Ran de Treichville, que tout est gâté entre les deux familles. Celle de l’élève de terminale décédée et celle de son professeur d’EPS.

Selon nos sources, après l’autopsie, la justice a convoqué Effoh Suame Denis, le père de la défunte. « Après l’autopsie, la justice a convoqué le vieux (Effoh Suame Denis, le père d’Effoh Amenan Marcelle : ndlr). Les parents du professeur ont reconnu que c’est leur fils (Othniel Kouassi, professeur au lycée municipal de Marcory : ndlr) qui a tué notre sœur. Il n’y a pas de discussion, c’est clair et net. », ont insisté nos informateurs.

Que s’est-il passé pour que tout se gâte subitement ? Toujours selon nos sources, la famille du professeur a demandé au vieux Effoh Suame Denis de retirer la plainte contre Othniel Kouassi, pour qu’elle prenne en charge les obsèques de Effoh Marcelle. Les frais de conservation s’élèvent à plus de 2 000 000 francs cfa. « Ils viennent s’asseoir pour demander au vieux de retirer sa plainte. Et ils disent que s’il retire sa plainte, à ce moment-là, ils prendront les obsèques en charge. », ont dit nos informateurs avant de préciser que le père de la défunte a catégoriquement refusé. « Le vieux leur a dit que ce n’est pas ce qui a été dit. Vous avez dit que vous prendrez tout en charge et qu’au retour des obsèques, on allait s’asseoir pour réfléchir. Maintenant, où vous voulez aller, moi, je ne suis pas dedans. »

Et comme Effoh Suame Denis a dit qu’il n’est pas « dedans », les Kouassi ont aussi dit qu’ils ne sont pas « dedans ». « Ils ont dit que dans ces conditions, eux aussi, ils ne sont pas dedans. Et puis, ils sont partis. »

Pour rappel, dans la nuit du mardi 1er mai 2018, sur invitation de son professeur d’EPS, Othniel Kouassi, Effoh Amenan Marcelle s’est rendue au domicile de ce dernier à Koumassi Remblais. Que s’est-il passé exactement ? Une chose est certaine, l’élève de terminale a chuté du 4ème étage de l’immeuble où elle a été invitée par son professeur. Aux premières heures du décès de Effoh Marcelle, Othniel Kouassi a joint le père de la défunte et fait cette annonce terrible. « J’ai tué votre fille. Soit vous me tuez aussi, soit vous m’envoyez à la police ».

Lorsque le père Effoh Suame Denis a demandé les circonstances du drame à l’enseignant, ce dernier a déclaré que Marcelle Effoh s’est jetée de l’immeuble à la vue de sa fiancée à lui, manifestement sa rivale.

Une semaine plus tard, les parents du professeur sont allés demander pardon à la famille éplorée. « Aujourd’hui (mercredi 9 mai 2018 : ndlr), au stade où nous sommes, c’est que les parents (parents de Kouassi Othniel, le professeur mis en cause (ndlr) sont venus se présenter et demander pardon à la famille (celle de la défunte : ndlr). Et compte tenu de l’alliance entre Agni (famille de la lycéenne) et Baoulé (famille du professeur d’EPS, Kouassi Othniel), on est obligé de les recevoir. Ils sont obligés de venir parce que s’ils ne viennent pas et qu’on prend la décision pour chercher autrement la vérité, eux-mêmes, savent ce qui va se passer après. Ils ont donc pris la décision de venir nous voir et nous demander pardon. Nous avons accepté le pardon. On l’a accepté dans la mesure où il y a alliance entre nous. Mais le pardon ne veut pas dire que nous laissons tout tomber. Au contraire, nous allons laisser la justice poursuivre l’affaire jusqu’à ce qu’on ait la vérité. Dans la mesure où la copine (la copine de Kouassi Othniel : ndlr), je dis bien la copine, pas sa femme ni sa fiancée, a été libérée par la gendarmerie. Nous ne savons pas dans quel contexte la gendarmerie l’a libérée alors que notre papa a porté plainte contre le jeune professeur et sa camarade. Parce que ce sont les deux qui sont concernés dans cette affaire. Donc on a accepté leur pardon, mais on a exigé qu’il la marie coutumièrement et qu’ils prennent toutes les charges en compte. », nous avait raconté un frère de la défunte.

Auteur: Linfodrome – Web-News

 

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site IMatin

 

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