Home Faits divers Abobo / macabre : Le cadavre d’un jeune homme jeté d’un taxi-compteur

Abobo / macabre : Le cadavre d’un jeune homme jeté d’un taxi-compteur

Ainsi informés, apprend-on de nos sources, des agents de police se déportent sur les lieux. Sur place, ils se rendent compte que le cadavre, vêtu d’un tee-shirt blanc et d’une culotte de couleur noire, est celui d’un individu d’une trentaine d’années.

Mais qui est-il donc exactement ? Pour le savoir, les éléments des forces de l’ordre fouillent les vêtements du défunt. Avec l’espoir d’y trouver des documents administratifs, pouvant permettre de l’identifier. Hélas, exercice vain. Car, le gars n’avait sur lui aucun papier.

Mais si sur les lieux personne n’a aucune idée de son identité, comment expliquer ce qui est arrivé à ce bonhomme saignant des narines et de la bouche, comme s’il avait violemment été frappé à la nuque avec un objet lourd ?

A ce niveau-ci, des langues qui croient savoir la vérité, se délient. Ainsi, nos sources qui relaient ces témoignages, plantent tout de suite le décor, en indiquant sans sourciller, que le défunt n’est pas une adresse à conseiller. C’est un individu de mauvais aloi, qui fréquente des citoyens de mauvaise vie, en compagnie desquels il écume les fumeries d’Abobo, pour se camer.

Et justement, ce lundi-là, il est bel bien présent dans une fumerie au quartier « Abobo-baoulé ». En compagnie de drogués et autres dealers, il se shoote tranquillement.

Mais en général dans ces milieux où la violence appelle la violence, pour des transactions sur fond de trahison, les choses ne tardent pas à dégénérer. Et bien, c’est ce qui est arrivé. Une violente bagarre éclate dans la fumerie entre bandes rivales. Et dans ce pugilat où la barbarie prend vite la tête du peloton, notre bonhomme est violemment frappé. Vraisemblablement à la tête. Il s’écroule, très mal en point. Et tout de suite, c’est la débandade.

Ses amis, eux, s’affairent aussitôt autour de lui. Deux d’entre eux hèlent un taxi-compteur, et montent à bord avec lui. Mais où l’emmènent-ils ? Dans un hôpital ? Eux seuls le savent. En tout cas, note-t-on, en chemin, les deux accompagnateurs se rendent compte que le blessé qu’ils encadrent sur la banquette arrière, n’a pu survivre à ses blessures. Il est mort.

Mais cela, ils se gardent de le dire au taximan. Ils racontent plutôt du « vent » au chauffeur de taxi, en lui faisant croire que leur ami est juste sonné. Puis ils descendent du véhicule, non sans avoir expliqué au chauffeur que leur pote habite non loin de là. Un endroit qu’ils pointent du doigt, avant d’indiquer au taximan qu’une fois arrivé là, il n’a qu’à secouer leur compagnon, pour lui demander de descendre et qu’il est arrivé à destination. Et rapidement, eux s’éloignent pour s’enfoncer dans le quartier.

Après leur départ, la voiture démarre. Et une fois arrivé à l’endroit indiqué par ceux qui viennent à l’instant de descendre du taxi, le conducteur gare effectivement et informe le jeune homme étendu sur la banquette arrière, qu’il doit maintenant mettre pied à terre.

Mais son interlocuteur ne bronche pas, ne bouge pas. Il le secoue vigoureusement, mais le gars reste de marbre. Finalement, le pauvre chauffeur de taxi réalise qu’il ne parlait qu’à un cadavre, que les deux amis lui ont laissé.

Que faire alors de ce « colis » encombrant qui peut lui créer tous les ennuis ? Il croit avoir la solution d’éviter des emmerdes avec ce corps sans vie. Après avoir jeté des coups d’œil tout autour de lui, le taximan empoigne le cadavre et s’en débarrasse en le balançant au sol, comme un vulgaire paquet. Puis, l’homme remonte dans sa voiture et met rapidement les voiles.

Et c’est la présence de ce cadavre-là, qui est plus tard signalée à la police. Les flics, après le constat d’usage, font enlever le corps sans vie par les pompes funèbres. Puis, ils ouvrent une enquête pour tout savoir de cette histoire macabre.

 

KIKIE Ahou Nazaire

 

 

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Infodrome ». Ivoire Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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