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Vers une restructuration des OPA de la filière coton en Côte d'Ivoire

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L’Association interprofessionnelle de la filière coton en Côte d’Ivoire (Intercoton) dans le cadre du Projet d’appui au secteur agricole en Côte d’Ivoire (PSAC) a entamé depuis mercredi, à Bouaké (379 km au Nord d’Abidjan) un atelier de trois jours, en vue de la mise en place d’un schéma de restructuration des Organisations professionnelles agricoles (OPA) de la filière cotonnière ivoirienne.

Il s’agit au cours de cet atelier de proposer un schéma et une méthodologie de restructuration des OPA de la filière coton en collaboration avec la Direction des organisations professionnelles agricoles (DOPA), le ministère de l’agriculture et du développement rural (MINADER) et le Conseil du coton et de l’anacarde.

De façon spécifique, cette session de réflexion permettra d’avoir un contenu « assez clair » sur la démarche à utiliser dans le cadre du regroupement des OPA.

Selon le Directeur général adjoint (DGA) de la filière coton au conseil coton-anacarde, Dr Adama Coulibaly, un récent recensement dans la filière fait état de l’existence de 1333 OPA. Un chiffre qu’il juge « excessif », démontrant que, « pour qu’une OPA soit viable il faut qu’elle arrive à ramasser 2500 tonnes de coton graine ».

Hors, poursuit-il « notre production avoisine les 450 000 tonnes, il suffit de faire un calcul mathématique en divisant 4500 par 2500, ça donne 180 OPA ». Pour une meilleure efficacité des OPA sur le terrain,
il faut selon M. Coulibaly, « un resserrement du nombre des coopératives dans la filière coton».

LacinaTuo, le Président du conseil d’administration (PCA) d’Intercoton a pour sa part, invité les séminaristes à mettre ces trois journées de réflexion à profit afin de proposer quelque chose de « durable » pour une restructuration effective du mouvement coopératif en Côte d’Ivoire.

Ce projet bénéficie du financement du Groupe de la Banque mondiale (GBM) et du Contrat de désendettement et de développement (C2D).

Africatime CI