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Maurice Sawadogo, producteur de cacao à propos du prix intermédiaire : C’est une décision salutaire

Le prix intermédiaire de la campagne du cacao a été fixé officiellement depuis le mercredi 23 mars par le gouvernement en Conseil des ministres. « Comme cela a été fait au cours des trois dernières campagnes, le prix fixé pour le kilogramme de cacao pour la campagne intermédiaire sera de 1000 f FCA le kg. Le conseil a également approuvé la date du 1er avril 2016 comme date d’ouverture de cette campagne intermédiaire 2015-2016. Le Conseil a instruit le conseil café-cacao à l’effet de prendre toutes les mesures y compris les sanctions appropriées pour le respect strict de ce prix aux producteurs », a souligné Bruno Koné, porte parole du gouvernement. Ce prix ne laisse pas indifférent certains producteurs. Maurice Sawadogo, exploitant agricole dans la ville d’Abengourou, est de ceux qui ont jubilé à l’annonce de cette nouvelle. Joint au téléphone, il a salué cette décision gouvernementale de maintenir ce prix : « le prix du kg de cacao à 1000 f CFA est salutaire. Nous avions pensé que le gouvernement allait revoir à la baisse les 1000 f CFA, puisque les cours du marché international ne sont pas trop bons. On avait de réelles inquiétudes. Le Président de la République Alassane Ouattara a vraiment pensé aux producteurs », s’est réjoui ce leader du monde agricole dans la région de l’Indenié-Djuablin. Selon notre interlocuteur, avec ce prix, les producteurs pourront aisément préparer la prochaine rentrée scolaire. « Nous avons d’énormes problèmes et les rentrées scolaires sont des moments très pénibles pour nous. La rentrée est maintenant en septembre. Or, la grande campagne du cacao s’ouvre en octobre. Les enfants des producteurs accusent beaucoup de retard », a-t-il expliqué. Puis d’ajouter : « si le gouvernement continue sur cette lancée, il est évident que la pauvreté va beaucoup diminuer dans le monde paysan. Surtout que nous avons à la tête du Conseil café-cacao, une Directrice générale qui se bat pour le bien-être du producteur ivoirien. Nous ne pouvons que les encourager à poursuivre la réforme de la filière », a souhaité l’exploitant agricole.

Ernest Famin

abidjan.net

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