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Gestion des Finances Publiques : le CONAFIP réuni pour analyser les forces et faiblesses du schéma directeur 2014-2016 et élaborer celui de 2017-2019

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Un bilan et une révision après trois ans d’implémentation. Face à l’évolution du contexte marqué par l’adoption d’un nouveau plan national de développement (2016-2020), de la matrice d’actions prioritaires sur la période 2017-2019 et la conclusion du nouveau programme économique avec les partenaires techniques et financiers, il s’avérait nécessaire d’apporter des ajustements au schéma directeur de réforme des finances publiques. Et ce, pour permettre aux différentes administrations financières ivoiriennes d’être des instruments au service du gouvernement dans la mise en place du PND. D’où l’atelier d’évaluation de la mise en œuvre du schéma directeur de la réforme des finances publiques 2014-2016 et d’élaboration d’un nouveau plan de réformes 2017-2018 qui se tient depuis ce lundi 19 juin 2017 dans un hôtel de Grand-Bassam. Ainsi, durant trois jours, les structures membres du Comité national de coordination et de suivi de la mise en œuvre du schéma directeur de la réforme des finances publiques (CONAFIP) analyseront les forces et faiblesses des différentes réformes et proposeront des solutions viables qui feront la différence dans les prochains modes de gestion. En plus du bilan de l’exécution du schéma directeur 2014-2016, ils proposeront également un projet de schéma directeur 2017-2019 de réformes des finances publiques tenant compte des nouvelles priorités du gouvernement ainsi que des mesures pour améliorer l’efficacité de la mise en œuvre de ce schéma directeur. « Nous ne voulons pas une multitude de mesures par structure mais quelques mesures cohérentes, à impact indéniable en termes d’amélioration de la gestion, en ligne avec la vision de modernisation de nos administrations financières des plus hautes autorités de l’Etat, avec les orientations communautaires et les standards internationaux », a souligné Karim Traoré, directeur de cabinet du ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat et président du comité technique du CONAFIP, à l’ouverture des travaux.

Rappelant le contexte du schéma directeur 2014-2016, M. Gbendé (membre du comité scientifique) a relevé qu’il a été mis en place suite à certaines faiblesses constatées dans la gestion des finances publiques. Il s’agit notamment du retard dans la mise en œuvre des réformes communautaires, de la faiblesse des organes et des instruments de contrôle et du non-respect des principes de base de la gestion des finances publiques (aussi bien dans la préparation que dans l’exécution du budget) et l’absence d’un cadre harmonisé et cohérent de conduite des réformes. Articulé autour de 8 axes stratégiques (Fiscalité et gestion des recettes de l’Etat ; Planification, budgétisation, pilotage et exécution de la chaine de dépenses ; Passation des marchés publics ; Comptabilité publique et gestion de la trésorerie de l’Etat ; Dispositif de contrôle et d’audit interne et externe…), le schéma directeur 2014-2016 avec ses 365 mesures de réformes a constitué un document de référence pour le programme de travail de l’administration publique.

A sa suite, N’Gouan Patrick, également membre du comité directeur, a présenté les défis à relever. Ce sont, a-t-il cité, des défis à caractère général (défis généraux du gouvernement et défis de gouvernance financière) et ceux liés au différents axes stratégiques. Sur ce dernier point, il a énuméré la simplification du système fiscal, l’extension des télé-procédures, l’identification de tous les contribuables et l’amélioration de la performance du système statistique national. Figurent également parmi ces défis, la mise en place du nouveau système d’information budgétaire et du compte unique du Trésor public ainsi que le renforcement du cadre institutionnel du partenariat public-privé.

L’atelier qui prend fin ce mercredi, aboutira à l’élaboration du projet de schéma directeur de réformes des finances publiques 2017-2019 assorti d’une matrice d’actions.

Source : abidjan.net