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Discours avec le club Afrique de L’association Française des Investisseurs Pour La Croissance (AFIC)

• Monsieur le Directeur Général de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) ;
• Monsieur le Président de l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) ;
• Monsieur le Représentant du Cabinet Ernst & Young (EY) ;
• Mesdames et Messieurs ;
• Honorables invités ;
C’est un grand honneur pour moi de prendre part à la cérémonie officielle de lancement du premier Club Afrique de l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC), au nom de Monsieur Abdourahmane CISSE, Ministre auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, empêché.
Monsieur le Ministre avait souhaité être personnellement présent mais les contraintes liées à sa fonction n’ont pas permis de rendre effective cette volonté.
En son nom, je voudrais adresser mes vifs remerciements aux initiateurs de ce projet, qui ont eu l’ingénieuse idée de créer ce cadre d’échanges et qui nous font l’honneur de nous y associer.
Monsieur le Président de l’AFIC, Monsieur le Directeur Général de la BRVM, je vous remercie particulièrement d’avoir choisi Abidjan pour abriter cette première édition de l’AFIC en Afrique. Ce choix traduit que la perception que les Autorités ont de la Côte d’Ivoire nouvelle, celle engagée dans un processus de développement dynamique, est partagée par le secteur privé, de même que la nécessité d’une vision commune sur les problématiques majeures comme l’accès au financement de long terme.
Je me félicite particulièrement de la conjugaison des idées et des efforts des différentes parties, notamment l’AFIC, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), le Cabinet Ernst & Young (EY) autour d’un thème qui va au-delà de la problématique du financement de l’économie, pour toucher au développement économique et social dans son ensemble.

Ce type de rencontre met en exergue une prise de conscience collective autour de différentes questions qui concernent le secteur privé tant dans ses compartiments financiers que non financier, l’Administration publique et de façon générale la société, afin de trouver les voies et moyens permettant de sortir des contingences conjoncturelles pour trouver des solutions de long terme aux problèmes susceptible de freiner le développement.

Mesdames et messieurs,
Le financement de l’économie constitue l’un des enjeux majeurs en Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire. En effet, le développement de l’activité économique par une place prépondérante au secteur privé, et la réalisation de projets structurants portés par le Gouvernement, notamment dans le cadre de partenariats avec le privé, nécessitent de nombreux investissements qui ne sauraient se faire par la seule contribution de l’Etat.
C’est pourquoi, il est important qu’il y ait une symbiose d’actions entre les initiatives contribuant à mobiliser des capitaux privés de long terme pour les besoins de l’Etat, l’accompagnement des grandes entreprises, des PME et aussi les start-up qui sont ingénieuses d’idées et ne demandent qu’à avoir accès au financement.
La donne a changé en Afrique désormais. Il y a une volonté politique affirmée, des plans de développement cohérents, des acteurs publics et privés engagés qui croient désormais au potentiel des économies et un espoir en l’avenir qui se confirme de jour en jour.
Il nous faut dans ces conditions œuvrer à lever l’un des principaux obstacles : l’accès au financement.
C’est pourquoi, le Gouvernement ivoirien en a fait l’un des thèmes majeurs dans la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2016-2020, qui accorde une place de choix au secteur privé.
Il est heureux que le Président de l’AFIC ait indiqué la nécessité de prendre en compte les start-up et les PME qui devront jouer un rôle important dans le dynamisme de l’économie qu’il nous faut consolider.
Je voudrais donc dire toute la disponibilité de Monsieur le Ministre auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, à accompagner les initiatives s’inscrivant dans ce cadre, tant au niveau de la réflexion sur les moyens pour impulser davantage le rôle des Fonds d’investissement, qu’au niveau Gouvernemental pour porter des propositions pertinentes qui pourraient être faites en vue d’améliorer les politiques fiscales d’accompagnement.

Mesdames et Messieurs,
L’Afrique ne peut parvenir durablement à réduire la pauvreté et les inégalités, sans avoir une dynamique forte de croissance à long terme, soutenue par un cadre des finances publiques maîtrisé, et des réformes sectorielles et structurelles ambitieuses qui contribuent à l’amélioration du climat des affaires.
C’est dans ce cadre que le Gouvernement, depuis quatre ans, œuvre à créer les conditions permettant d’atteindre son objectif à moyen terme d’une croissance en moyenne proche de 9%, d’un déficit budgétaire maîtrisé et des réformes permettant à la Côte d’Ivoire de faire des gains significatifs au niveau des indices internationaux de perception de l’environnement des affaires, tels que le Doing Business et la notation financière.
Nous sommes conscients que pour atteindre l’objectif de développement que nous nous sommes assignés, nous devons maintenir dans la durée, un cadre macroéconomique sain, notamment avec des taux de croissance élevés, une gestion des finances publiques transparente et en cohérence avec les exigences de bonne gouvernance, des réformes adéquates pour accompagner le développement du secteur privé et des politiques sociales à impact sur la pauvreté.
Tout cela doit être nécessairement complété par l’accès au financement, surtout le financement de long terme. Cette initiative devrait en être un levier important sur lequel l’on pourrait s’appuyer.
Cette cérémonie, j’en suis sûr, sera suivi de débats riches et marquera le début d’une coopération prospère entre l’Administration ivoirienne, le secteur privé et l’AFIC, pour le bénéfice de tous. Dans ce cadre, je voudrais encore vous assurer de la disponibilité du Ministère à jouer pleinement et efficacement son rôle pour soutenir le projet.
C’est sur ces mots que je voudrais clore mon propos, en souhaitant qu’autant Abidjan a été retenue pour le lancement des activités de l’AFIC en Afrique, que cela se ressente dans les chiffres, avec un accès plus importants au financement pour les entreprises et initiatives ivoiriennes.
Sur ce, je voudrais déclarer, au nom de Monsieur le Ministre auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, officiellement lancées, les activités du Club Afrique de l’AFIC.

Merci de votre aimable attention.

abidjan.net

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