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Côte d’Ivoire: Pour le DG du Trésor, le pays ne court pas le risque d’un surendettement

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Assahore (Ph)-

– Mardi 27 Juin 2017 – « La dette de la Côte d’Ivoire est gérée avec beaucoup de responsabilité. Le pays ne court pas le risque d’un surendettement. Cette dette se situe à 41,9% du PIB contre 70%, le taux d’endettement maximum fixé par la communauté internationale », c’est la déclaration faite par le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique, ASSAHORE Konan Jacques, à la tribune « Les conférences publiques » de la Direction du Programme de formation en Gestion de la Politique Économique (GPE-Abidjan), avec pour thème « La Côte d’Ivoire face au risque de surendettement post Initiative Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE) ».

Ce dernier en voudrait pour preuves, les différentes étapes franchies par l’État de Côte d’Ivoire et les efforts consentis pour restaurer l’économie nationale après une décennie de rude épreuve en est pour preuve.

« La Côte d’Ivoire a enregistré d’excellents résultats économiques depuis 2012, avec un taux de croissance économique réel moyen de 9% an »,a-t-il argumenté.

Pour lui, outre l’engagement des autorités actuelles, cette performance a été possible, grâce à la mobilisation d'importantes ressources affectées au financement des investissements publics prévus au Plan National de Développement (PND), particulièrement dans le secteur des infrastructures économiques.

Pour éviter le surendettement et ne pas inhiber les efforts de croissance, l’État, depuis 2012, s’est inscrit dans une démarche de gestion prudente et efficiente de la dette publique qui réponde aux normes internationales.

Au titre des mesures prises par la Côte d’Ivoire pour se prémunir contre une nouvelle crise de la dette, l’invité du GPE retient la compétitivité de l’économie ivoirienne. Ainsi, au plan externe, la balance commerciale est excédentaire et se situe autour de 2,3% du PIB par an. Assahore note également l’accroissement des investissements directs étrangers (IDE) qui passent de 161 milliards à 328 milliards de FCFA. Au plan interne, l’Investissement privé passe de 1 001 milliards de FCFA en 2012 à 3 000 milliards en 2016.

Une autre raison qui fonde l’espoir du Directeur Général est le renforcement de la stabilité macroéconomique. Le Directeur Général du Trésor en veut pour preuves l’adoption de deux Plans Nationaux de Développement triennaux sur les périodes 2012-2015 et 2016-2020 ; et la mise en place d’importantes réformes visant à améliorer la gouvernance et la redynamisation notamment des secteurs agricole, financier, de l’énergie et de l’environnement des affaires.

Donatien Kautcha, Abidjan



Source : Koaci