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3e jour de grève des agents de santé en Côte-d’Ivoire: “quand c’est la politique, y a des milliards pour les campagnes…”

Les agents des hôpitaux et centres de santé publics de Côte d’Ivoire ont entamé lundi une grève de cinq jours pour réclamer de meilleurs salaires.

Les principaux centres hospitaliers universitaires d’Abidjan et des grandes villes du pays sont touchés par le mouvement de grève.

Un service minimum était cependant assuré pour les blocs opératoires et les salles d’accouchement.

Sur les raisons de cette grève, écoutez les explications de Maimouna Kangouté du syndicat des sages-femmes de la Côte d’Ivoire.

BBC

Côte d’Ivoire: grève dans le milieu hospitalier

En Côte d’Ivoire, depuis ce lundi les agents de santé des établissements publics sont en grève. Ils réclament des augmentations d’indices, des primes et des indemnités, dont certaines sont versées depuis l’an dernier à d’autres fonctionnaires. Ils dénoncent aussi leurs conditions de travail et le délabrement de certains établissements.

En ce mardi, dans la salle de consultation du CHU de Cocody à Abidjan, rares sont les patients à avoir tenté leur chance. Les quelques-uns qui sont assis sur les bancs ne savaient pas pour la grève : « On m’a dit, c’est la grève. Je me repose avant de rentrer. Je suis venue pour rien ».

Un peu plus d’activités aux urgences ou un service minimum est assuré, comme en néonatologie, en salle d’accouchement ou en réanimation. Pour le reste, l’hôpital est à l’arrêt.

Si les syndicats de médecins ne se sont pas associés au préavis déposé par 12 organisations d’agents de santé, certains d’entre eux soutiennent le mouvement, comme cet hématologue : « Je suis d’accord. On a qu’à cesser de déplacer les problèmes. Ces problèmes ont trop duré. Le ministre connaît les problèmes. Donc ils n’ont qu’à venir nous donner une réponse claire et nette. Nous, on veut travailler. Donc il faut que nos infirmiers, nos sages-femmes viennent. Un gynécologue sans sage-femme n’est pas gynécologue. Que cela réglé aujourd’hui ».

Indemnités de logement, de risque sanitaire, de résidence, revalorisation de point d’indice ou de prime d’intéressement… Des revendications pendantes depuis l’an dernier qui n’ont pas trouvé d’écho au gouvernement, comme le souligne Antoine Niamien, secrétaire général adjoint du Syndicat national des infirmiers de Côte d’Ivoire (Synici) : « Les gouverneurs nous disent, il n’y a pas de moyens alors que nous voyons qu’ailleurs, il peut y avoir des moyens. Quand c’est la politique, il y a l’argent. On dégage beaucoup d’argent. Mais quand on dit qu’un secteur est prioritaire, il faut poser des actes forts pour que les gens sentent qu’effectivement, c’est un secteur prioritaire ».

Lundi, les syndicats étaient reçus au ministère de la Fonction publique. La Coordination des syndicats du secteur de la santé décidera ce mercredi de la suite à donner au mouvement.

RFI

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site connexion ivoirienne.

 

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