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Télévision: «Ma famille» d’Akissi Delta devient «Ma grande famille»

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La série ivoirienne «Ma famille» d’Akissi Delta devient une serie panafricaine avec le tournage de «Ma grande famille». Le 1er clap de cette nouvelle aventure a été lancé, le lundi 18 juillet dernier, à l’Heden Golf Hôtel d’Abidjan, en présence de ses principaux comédiens. Cette série de 260 épisodes sera coproduite par A+ du groupe Canal+ et la Radiodiffusion Télévision ivoirienne (Rti). La série, dont la trame se déroulera dans cinq pays d’Afrique francophone (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Sénégal et Bénin), avec une pléiade d’acteurs connus de toute l’Afrique francophone, verra le démarrage du tournage de sa première partie de format 156 épisodes de 26 mn le 2 août. C’est A+ qui va se charger de la production. La diffusion aura lieu en 2017.

«Ma grande famille» nous replonge, bien évidemment, dans les déboires de la vie conjugale du duo mythique Delta-Bohiri et des nombreuses maîtresses qui gravitent autour de Monsieur. Mais «Ma grande famille», c’est avant tout une grande fresque d’histoires croisées incarnée par une pléiade d’acteurs connus de toute l’Afrique francophone. Ce sont notamment pour la Côte d’Ivoire : Akissi Delta, Michel Bohiri, Clémentine Papouet, Digbeu Cravate, Michel Gohou, Nafissatou Traoré, Thérèse Taba. Et, dans la distribution panafricaine, on retrouve, entre autres, Mouhamadou Diarra (Sénégal), Serge Constant Abessolo (Gabon), ATT Junior (Mali), Ebenezer Kepombia (Cameroun) et Sékou Oumar Sidibé (Burkina Faso).
«La chaîne A+ a donné un coup de fouet aux série africaines, dont bon nombre sont tournées en Côte d’Ivoire», dira le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, en remerciant les responsables de ladite chaîne. Avant d’inviter les producteurs à prendre en compte la nouvelle loi sur les droits d’auteur. «Les acteurs sont désormais pris en compte par les droits d’auteur qui sont différents des cachets de tournage. Il faut exiger que les acteurs soient déclarés», a indiqué le premier responsable de la Culture ivoirienne. Au nom de son département, Maurice Bandaman a promis 100 millions de francs Cfa pour soutenir la production de la suite de la série d’Akissi Delta.

Pour la ministre de la Communication, Me Affoussiata Bamba-Lamine, la famille s’agrandit et cela présage d’un nouveau départ pour l’industrie cinématographique en Côte d’Ivoire. A l’aube de la libéralisation de l’espace audiovisuel, la ministre a invité la chaîne nationale à relever le défi de la production de films de qualité. «La Côte d’Ivoire est grande consommatrice de séries télévisées étrangères. Il est temps que les séries ivoiriennes occupent la première place», a-t-elle exhorté. Et de promettre de reverser 3% des droits de diffusion des productions ivoiriennes aux producteurs. La ministre a également recommandé aux producteurs de communiquer, car «la culture ne peut se perpétuer sans une bonne communication. Tout comme la communication se construit autour de la culture», soutient-elle.

«Depuis 2007, nous ne produisons plus. Il fallait aller au-delà de la série “Ma famille“ et proposer quelque chose de nouveau au public ivoirien et africain. C’est pourquoi j’ai écrit 260 nouvelles épisodes de “Ma famille“. En créant “Ma grande famille“, j’ai voulu apporter une nouvelle pierre à l’édifice culturel ivoirien et plus largement africain», a, quant à elle, déclaré Akissi Delphine Loukou dit Akissi Delta.

«Une de nos missions est d’accompagner les séries et les grands talents africains. Nous avons initié 23 séries africaines, dont 10 lancées en Côte d’ Ivoire. Notre objectif est que les films que sorte l’Afrique soient des productions de qualité et aient du volume», a conclu le directeur de la chaîne A+,Damiano Malchiodi.

DJè Abel

abidjan.net