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Côte d’Ivoire : Critiquée pour son «art du nu», Delphine Krizoua «c’est un message que je véhicule», dans l’univers de l’artiste

Danz Kriz et son « art du nu »

Côte d'Ivoire : Critiquée pour son «art du nu», Delphine Krizoua «c'est un message que je véhicule», dans l'univers de l'artiste

koaci.com – Vendredi 12 Avril 2019 – Elle est connue pour ses photos très osées. Ses images ne laissent, indifférent, personne. Des photos sensuelles et sexuelles qui laissent chacun y aller pour ses commentaires.

Delphine Krizoua bien connue sur les réseaux sociaux sur le pseudo de « Dank Kriz », s’est ouverte à sur ce qu’elle qualifie « d’art du nu ».

Tout part d’un déclic, une enfance difficile, un message à transmettre.

Ouverte d’esprit, cultivée et déterminée dans ce qu’elle fait, Dank Kriz n’a pas eue une enfance aisée.

Accidentée de la vie, elle dit avoir frôlé de peu la prostitution. Frappée par la vie, la pauvreté et les coups durs de la vie, Danz Kriz affirme que l’une de ses sœurs a perdu la vie du fait de la prostitution. « Il fallait se débrouiller pour arriver à manger au moins une fois dans la journée. Deux de mes sœurs n’ont pas eu le choix, elles étaient obligées de pratiquer la prostitution pour subvenir à leurs besoins. Moi j’y ai échappé de peu », affirme-t-elle.

Cette expérience d’une enfance difficile doublée par le décès d’une sœur va pousser cette mère de deux enfants à opter pour « l’art du nu » dans le but de véhiculer un message et évacuer ses frustrations.

Auteur d’un livre « mon colonel » Dank Kriz raconte dans son roman les méandres de sa vie. Cette vie, elle veut la partager avec les autres pour dit-elle se libérer.

« Après la sortie de mon premier livre, j’ai pu me libérer un peu. J’ai dit enfin, j’ai fait quelque chose de ma vie, j’ai transmis des valeurs et ce n’est pas anodin de coucher sur papier des expériences de la vie et de pouvoir guider d’autres jeunes qui viennent derrière. J’ai ouvert dans le livre une boîte de pandore qui a permis à chacun de s’y retrouver parce qu’après sa sortie j’ai eu des retours positifs de plusieurs personnes ».

Delphine Krizoua compte en juin prochain sortir un second livre « mon colonel et les méandres de la vie » qui serait une suite logique du premier ouvrage.

Au-delà des livres, un « art du nu » pour exprimer la colère d’une femme Africaine.
Une femme qui se déshabille en Afrique a forcément quelque chose à dire. Elle a un message à transmettre. C’est ce message tiré de la tradition Africaine que Dank Kriz veut mettre en avant-garde dans ses prises de photos très osées.

« Je me suis mise nue parce que c’est la base. Chez nous la nudité ce n’est pas sexuelle. Quand on voit une femme nue, on baisse la tête parce que la nudité chez nous, elle est sacrée. Aussi, il y a d’autres messages derrière, j’ai eu des enfants donc le corps qui s’est transformé, je l’accepte, je l’assume. J’avais un besoin de montrer la culture et j’ai jugé que le message allait être perçu avec cette forme d’expression corporelle ».

Pour elle, les gens ne devraient pas être choqués par sa nudité. Elle soutient que dans ces photos, elle cache toujours l’essentiel.

« Je me mets nue avec des apparats culturels. Je ne me mets pas nu pour exciter ou pour créer des émotions vis-à-vis des hommes, après si c’est le cas, je ne suis pas responsable de ce que ça crée chez les autres », fait-elle remarquer.

Ce qu’elle déplore c’est le fait que ce message soit souvent mal interprété par son public. Convaincue qu’elle est en pleine opération séduction pour véhiculer la culture Africaine dans toute sa diversité, Dank Kriz soutient que si elle arrive à séduire cette jeune, il y aura une consommation des produits locaux.

«Imaginez-vous si cette jeunesse arrive à percevoir le message que je véhicule à savoir la promotion de la culture Africaine dans toute sa diversité, il y aura consommation de nos produits locaux à savoir, nos pagnes traditionnels. À partir de ce moment-là, il y aura création de richesses. Ce que je fais, a un impact sur l’économie et c’est dommage que les gens ne perçoivent pas la chose de cette manière », soutient-elle.

Traitée de folle sur les réseaux sociaux, Danz Kriz « je ne suis pas folle, j’ai été insultée, traitée de tous les noms, mais aujourd’hui à travers mon art du nu, il y a un festival du nu qui a été institué au Bénin et c’est une bataille de gagnée ».

Danz kriz a des ambitions et parmi celles-ci figure bien le lancement de sa ligne de vêtements basée sur du textile Africain.

Elle reste optimiste et entend bien évoluer dans son domaine de « l’art du nu ». Elle soutient qu’elle est une panafricaniste modérée. Pour elle, il faut arriver à imposer la culture Africaine au monde pour avoir une petite revanche sur la vie.

« Je suis panafricaniste dans l’âme, mais je reste détachée du mouvement, ma vision c’est la promotion de la culture Africaine et elle n’est nulle part ailleurs », affirme-t-elle.

Danz Kriz pour terminer lance un appel aux autorités ivoiriennes. Pour elle, la nudité ne devrait pas être un frein de vendre la culture.

« Les autorités doivent s’y mettre et aider des gens comme moi, comme X ou Y qui font la promotion de la culture parce que la domination financière peut aussi se faire par ça », conclut-elle.

 
 

Jean Chrésus

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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