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Sortie officielle du Comité Ivoirien pour le Pardon et la Réconciliation (C.I.P.R)

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Projet de discours de la Présidente à l’occasion du point de presse

Mesdames et messieurs les journalistes, vous êtes les premiers concernés par la rencontre de ce jour. Mais permettez-moi, Mesdames et messieurs les journalistes, d’un mot, au nom de notre organisation, de saluer très chaleureusement nos invités et cet auguste public qui se sont massivement déplacées pour venir être témoins de ce vaste mouvement de rassemblement des Ivoiriens pour la paix.

Mesdames et messieurs les invités, chères sœurs et frères ivoiriens ; merci de votre présence si distinguée à ce point de presse. Votre participation à cette rencontre avec la presse exprime, est une claire manifestation de votre attachement aux idéaux de paix et de pardon, Au nom du Bureau National, ici présent, je vous remercie d’être avec nous et d’avoir accepté notre message.

Ivoiriennes, ivoiriens ;

Amis de la Côte d’Ivoire ;

Mesdames et messieurs les journalistes ;

Nous sommes réunis ce Jeudi 24 mars 2016 dans cette salle afin d’exprimer notre volonté de paix. C’est tout un symbole.

Le mois de mars est porteur de grands évènements dans notre pays. En effet, c’est en mars, précisément le 10 mars 1893 que la colonie de la Côte d’Ivoire a été créée. C’est également dans ce mois de mars que les évènements qui vont conduire à l’instauration du multipartisme dans notre pays, vont débuter. Le premier président l’a voulu ainsi pour que la démocratie soit une réalité dans notre pays. Tous, nous savons qui est le Président Félix Houphouët Boigny pour la paix et son rapport à la paix. Notre pays vient de connaitre le 13 mars un évènement malheureux avec l’attentat djihadiste. Je voudrais donc, à ce moment de mon propos que nous nous levions pour marquer une minute de silence en l’honneur des victimes.

(Je vous remercie)…après la minute de silence.

Mesdames et messieurs les journalistes;

Mesdames et messieurs.

L’évocation du nom du président Houphouët n’est pas fortuite. En effet, les Ivoiriens ont semble-t-il, oublié les valeurs qu’il nous a enseignées. Celles-ci se résume pour l’essentiel en un culte pour la paix et la coexistence pacifique entre les Ivoiriens et avec les frères et sœurs qui nous font l’amitié de partager notre terre de Côte d’Ivoire.

Il y a plus de cinquante ans, s’ouvraient, toutes neuves comme celles d’un cahier d’écolier plein de ferveur et d’espoir au moment de la rentrée, les pages de l’Histoire de la Côte d’Ivoire indépendante, encore mal assurée de son avenir mais fermement décidée à assumer, à conquérir, à préserver son indépendance, son unité et son identité conquises après bien des luttes, des sacrifices et des souffrances. En moins de deux décennies, notre pays a connu ses plis belles années de croissance. La production intérieure brute qui était de 130 milliards de FCFA en 1960 atteint 1900 milliards de FCFA en 1979. Le taux de croissance moyen sur cette période avoisinait les 7% l’an. Il est remarquable de noter que cette stabilité économique est certes la résultante de choix judicieux en matière économique mais surtout due à la stabilité politique et la cohésion sociale.

Mais cette stabilité politique et la cohésion sociale ont volé en éclat avec le positionnement des Hommes politiques dans la classe politique. En effet, la recherche effrénée de la démocratie et surtout la lutte egocentrique pour le pouvoir ont conduit notre pays dans un verglas politique.

Ce combat politique pour le pouvoir a connu un tournant décisif en 1993. Depuis 1993, la Côte d’Ivoire post-HOUPHOUËT peine à régler ses problèmes d’héritage plongeant de la sorte le pays dans un chaos indescriptible. A dater donc de la mort de FHB, le monde entier s’est mis à parler de la Côte d’Ivoire comme d’un être fragile, atteint au cœur d’une maladie sérieuse. Trois événements majeurs sont passés par là : il s’agit du coup d’État militaire de décembre 1999 et la rébellion de 2002 et la crise postélectorale de 2010.

La guerre de succession a conduit notre pays à un coup d’Etat inutile en 1999. Pour leur gloire personnelle, la classe politique a tourné le dos aux préoccupations des populations,

Alors qu’on croyait sortir de l’ornière politique dans laquelle se trouvait le pays, une rébellion éclata en septembre 2002. Cette situation a donné lieu à des violations graves des droits de l’homme dont les faits saillants sont les suivants : des déplacements massifs des populations, des populations intimidées ou contraintes dans leurs mouvements et de nombreuses pertes en vie humaine dans plusieurs localités du pays. A cela se sont ajoutés la paupérisation inquiétante des ivoiriens et les fermetures des banques et les salaires impayés.

Apres l’accord de Ouagadougou, les ivoiriens avaient pour unique horizon les élections présidentielles de 2010 qui devaient enfanter une nouvelle ère démocratique dans notre pays. Les ivoiriens espéraient sortir de cette crise politique et sociale au soir du 28 Novembre 2010 mais finalement c’est à un spectacle ridicule auquel ils ont été gratifiés.

On avait pensé que la diplomatie pouvait résoudre la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. Mais finalement, ce sont les armes qui ont eu raison des ivoiriens avec pour fait majeur, l’arrestation du président Laurent GBAGBO, le 11 avril 2011 et son transfèrement à la Haye par la suite.

Mesdames et messieurs les journalistes;

Mesdames et messieurs.

Le pays est aujourd’hui divisé malgré ce qu’on dit. La réconciliation tant promise n’a pas eu lieu. Entre manque de volonté et défaut de conception des structures commises à la tâche, le constat est clair : la fracture sociale devient profonde dans notre pays. 

Notre envie de voir nos adversaires périr sur l’hôtel de nos confrontations, nous poussent à manigancer les plus sombres catastrophes de leur perte.

Nos intérêts nous portent tellement à l’esprit que nous rusons avec la réconciliation et le pardon.

Ainsi, chaque jour qui passent voient s’éloigner l’espoir d’une paix certaine et définitive.

Chaque jour qui finit, finit de nous faire croire que nous ne sommes pas à l’abri d’autres crises.

Chaque temps qui s’égrène, égrène nos chapelets de misères et nous plongent dans l’anxiété.

Chaque instant de l’actualité juridique de notre histoire est un moment d’humiliation de notre pays et de son peuple. Chaque situation que nous vivons nous fait craindre le pire.

Mesdames et messieurs les journalistes;

Mesdames et messieurs.

Il reste maintenant à nous interroger sur ce que nous réserve l’avenir. Notre réponse est qu’il sera ce que nous le ferons, en évitant les erreurs passées et en nous attachant avec détermination et amour à aller à la paix, au pardon et à la réconciliation sincère. Notre pays a besoin, pour son développement de tous ses enfants. Chacun de nous possède un trésor qui lui a été légué par ses ancêtres. Il doit le préserver mais pas comme un avare qui le dissimule. Le talent de chaque ivoirien doit profiter au pays c’est pourquoi nous devons œuvrer au rassemblement de toutes les filles et fils de ce pays. Il nous faut revenir aux enseignements du père fondateur afin d’exploiter l’héritage qu’il nous a légué. Notre intime conviction est que les Ivoiriens doivent revenir à leur premier amour.

Il nous faut enseigner le vivre ensemble qui jadis à fait de notre pays, un havre de paix.

Il nous faut apprendre à pardonner et à faire le sacrifice de la paix.

Mesdames et messieurs les journalistes;

Mesdames et messieurs

Il est clair que les agressions vicieuses des terroristes appellent tous les peuples épris de paix et de liberté à coordonner leurs efforts pour stopper la progression de ce mal monstrueux. Les efforts se multiplient au biveau sécuritaire et militaire pour contrer ce mal. Mais nous constatons que même les pays les plus équipés militairement ne sont pas à l’abri. Notre conviction, c’est que face à ce péril, l’union des peuples reste le meilleur rempart. Aujourd’hui, notre pays doit plus que jamais être uni. Les Ivoiriens doivent se parler, s’écouter et s’étendre pour résister à l’adversité et construire des lendemains meilleurs.

C’est cette détermination qui a fait naitre le Comité Ivoirien pour la Pardon et la Réconciliation en abrégé CIPR.

Comme vous pouvez le voir, le comité est un rassemblement de personnes de tout bord qui œuvre pour le pardon et la réconciliation. Notre intention est de créer un vaste mouvement en faveur du pardon et de la réconciliation afin d’aboutir à une paix certaine.

Selon l’article 2 de nos statuts, la création du CIPR s’inscrit dans le constat que font les Africains de ce que les guerres et les fractures sociales retardent leur développement. Son but est de rassembler et d’unir les ivoiriens de tout bord en vue :

  • De susciter le pardon entre tous les habitants de la Côte d’Ivoire afin d’aboutir à la réconciliation et à la concorde ;
  • De mener des actions en faveur du rapprochement entre les protagonistes des crises en Côte d’Ivoire ;
  • D’initier des actions de réconciliations ;
  • De sensibiliser les populations ivoiriennes et la communauté internationale sur la nécessité de construire une paix durable par le pardon et la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire ;
  • De montrer au monde entier la volonté des ivoiriens à se pardonner et à aller inexorablement vers la paix ;
  • D’œuvrer à ce que les ivoiriens de tous bords se retrouvent et revivent ensemble de façon paisible ;
  • De rechercher la paix de manière permanente ;
  • D’éveiller, d’impliquer et d’interpeller en permanence les intellectuels, les décideurs, les forces vives et motrices et toute la population sur les questions jugées essentiels pour une paix durable en Côte d’Ivoire ;
  • D’informer et d’éduquer la population afin qu’elle s’implique dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire.

Messieurs et dames de la presse ;

Mesdames et messieurs.

Déclinons-nous ici quelques actions que compte mener le CIPR à court, long et moyen terme. La réconciliation et le pardon seront portés par les populations elles-mêmes, qui demeurent les premières victimes des contradictions politiques. Nous irons partout à travers la Côte d’Ivoire et en dehors pour que, selon notre constitution, plus aucun ivoirien ne soit contraint à l’exil. Le CIPR, mouvement apolitique, va rassembler les ivoiriens autour du pardon et de la réconciliation, des éléments essentiel pour le développement de notre pays.

Messieurs et dames de la presse ;

Mesdames et messieurs.

Au CIPR, nous pensons que le peuple qui change son cœur, Dieu change sa condition.

Nous croyons que pardonner consiste à effacer l’acte dont les ordonnances condamnaient tous les Ivoiriens. Car un peuple uni est irrésistible et fort. Allons-y ensemble au pardon et à la réconciliation.

Que Dieu bénisse notre pays et ses habitants.

CI-DESSOUS:

1 – LES STATUTS ET LE REGLEMENT INTERIEUR

 

2 – LA LISTE DES MEMBRES DU BUREAU NATIONAL

 

Eburnie News

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