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Processus de réparation communautaire : une équipe du Ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité et du Pnud à l’écoute des populations du sud-ouest

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Après les étapes de l’Ouest et du Centre, une équipe du Ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l’organisation non gouvernementale SMET.J a achevé le lundi 05 juin 2017, une mission de 6 jours dans le Sud-ouest de la Côte d’Ivoire.

Cette visite sur le terrain s’inscrit dans le cadre des consultations des populations en prélude au démarrage des réparations communautaires initiées par le Gouvernement Ivoirien au bénéfice des victimes des différentes crises survenues en Côte d’Ivoire.

Pour Docteur Kam Oleh, de la Direction de l’assistance aux victimes, ce processus se veut inclusif. « C’est un processus participatif et inclusif qui va s’étendre à toutes les régions du pays. Il est donc question pour nous, d’être en contact avec les populations afin qu’elles puissent elles-mêmes faire des propositions sur la nature des réparations qu’elles souhaitent. Rien ne leur sera imposé » a-t-il rappelé

Ainsi, au menu de cette visite, des séances de travail avec les autorités administratives, les élus locaux, la chefferie traditionnelle, les leaders religieux et communautaires, les associations de femmes et de jeunes respectivement à Sassandra, San-Pedro et Tabou.

A Sassandra, première étape de cette tournée, les populations, s’estimant oubliées, n’ont pas manqué d’attirer l’attention de l’Etat. « Nous nous sentons oubliés. Sassandra est une ville touristique qui malheureusement du faite de la crise a vu toutes ses infrastructures hôtelières détruites. Cela a occasionné un taux élevé de chômage surtout chez nos jeunes. En outre, notre localité est aussi difficile d’accès. Le réseau routier s’est fortement détérioré. Nous sollicitons l’Etat pour la réhabilitation des routes afin de désenclaver notre département et nous permettre d’amorcer notre développement» a plaidé Toukrou Papa, chef du village de Zegreboué, par ailleurs, président régional du collectif des chefs du Gboklè.

A San Pedro, par contre le constat est moins triste. Cependant, les populations par la voix de Digbeu Bouazo, suggèrent à l’Etat de mettre en priorité les réparations individuelles avant d’entamer les réparations communautaires.

A Tabou, dernière étape de cette mission, les populations recommandent en priorité, la réhabilitation du stade municipale « Notre stade est le lieu où toute la communauté se retrouve. C’est un lieu de brassage et de cohésion par excellence. Le réhabiliter nous soulagera énormément» a expliqué Dominique Odette Doh, présidente d’une association de femme.

Pour rappel, les réparations communautaires comprennent un volet de développement et un volet symbolique. Le volet de développement vise à réparer les dommages et à répondre aux besoins sociaux et économiques des communautés concernées. Quant à la dimension symbolique, elle vise à reconnaître le préjudice et à préserver la mémoire à travers l’organisation d’activités commémoratives et la construction de monuments commémoratifs.

Source : abidjan.net