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Lutte contre le travail des enfants: la Première Dame et son équipe en guerre contre ce fléau

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Un nouveau cadre juridique portant sur la lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants a été adopté. Celui-ci matérialisé par la signature de deux arrêtés a été présenté officiellement au cabinet de la Première Dame, Dominique Ouattara le jeudi 15 juin 2017. L’un, détermine la liste des travaux légers autorisés aux enfants dont l’âge est compris entre 13 et 16 ans. Le second arrêté dresse la liste des travaux dangereux interdits aux enfants dont l’âge est compris entre 13 et 16 ans.
Ces nouveaux instruments selon Sylvie Patricia Yao, directrice de cabinet de la Première Dame et secrétaire exécutif du comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (NCS) permettront désormais de faire une distinction nette entre les travaux autorisés et ceux non autorisés. «C’est la toute première fois qu’une liste de travaux légers ainsi que le concept de travail socialisant sont intégrés dans le dispositif légal et réglementaire national en matière de lutte contre le travail des enfants. Cette importante avancée résulte d’un long processus de discussion et de consultation des parties prenantes initié par Dominique Ouattara. Cette distinction est un impératif qui permettra à tous d’éviter les amalgames entre le travail interdit aux enfants et ceux qui leur sont autorisés », s’est réjouie la collaboratrice de la Première Dame. Ces deux arrêtés, selon elle, « constituent une amélioration notable du cadre juridique qui encadre le travail des enfants dans notre pays ». Pour Jean Claude Brou, ministre de l’Emploi et de la Protection sociale et président du comité interministériel de la lutte contre le travail des enfants, le premier décret « opérationnalise les normes internationales interdisant les pires formes de travail des enfants en les adaptant aux réalités socio-économiques de notre pays. Quant au deuxième arrêté, il détermine la liste des travaux légers autorisés aux enfants dont l’âge est compris entre 13 et 16 ans ». Selon Dramane Aïdara, directeur pays du bureau international du travail (BIT), la dernière enquête sur l’emploi et le travail des enfants de 2013 a révélé que près de 40% des enfants de 5 à 17 ans effectuent des travaux dangereux, c'est-à-dire des travaux qui nuisent à leur santé, à la sécurité mais aussi à leur moralité. Au vu de ces résultats et tenant compte des ambitions des organismes internationaux et du gouvernement ivoirien qui travaillent à l’élimination de la traite et l’exploitation des enfants, ces arrêtés sont significatifs : « Il est important de souligner que ces mesures visant à améliorer le cadre législatif national en matière de lutte contre le travail des enfants contribuent à la réalisation du plan d’action national de lutte 2015-2017 contre les pires formes du travail des enfants. Ces initiatives visent à renforcer les efforts du gouvernement ivoirien visant à atteindre la cible 8.5, les objectifs du développement durable portant sur l’élimination du travail des enfants d’ici à 2025 et du travail forcé d’ici 2030 ».

Ernest F

Source : abidjan.net