Des étudiants et élèves s’illustrent encore négativement

Des étudiants et élèves s’illustrent encore négativement

395
SHARE

Remous sociaux. Le lundi 16 janvier 2017 et les jours qui ont suivi, deux types de manifestations, pour ou contre l’école, ont été constatées au sein des organisations scolaires.

Les uns dénonçant la supposée indifférence des autorités ivoiriennes face à la grève des fonctionnaires, délogeaient les élèves et étudiants des collèges, lycées et universités privés tandis que les autres réclamaient la reprise des cours. Pour dire vrai, je n’ai pas eu à rencontrer le second groupe. Les premiers cités, certainement des militants et/ou loubards de la Fesci, ils se réclamaient de cette organisation, ce sont faits entendre et voir. Lundi 16 janvier, Université catholique de l’Afrique de l’ouest, rue sainte Marie de Cocody, il est 10h passées de quelques minutes lorsque de jeunes gens font irruption à la bibliothèque et dans quelques salles de cours intimant l’ordre aux étudiants de rentrer chez eux. Sous prétexte qu’ils ne peuvent pas être en classe pendant que l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan est fermée. La même scène se passe au lycée international Jean Mermoz à quelques cent mètres de l’Ucao. Et dans de nombreux autres établissements scolaires à travers le pays. Mardi 17 janvier, des étudiants de l’Ucao-Uua sont dépouillés de leur veste et effets personnels et violentés par des vandales qui leur reprochent de se rendre en classe alors que les élèves et étudiants des autres établissements ne vont pas au cours. Conséquence, l’administration suspend les cours jusqu’à nouvel ordre. Il en sera ainsi partout ailleurs. Pour parler comme des ivoiriens : « on est où là ? » Est-ce parce qu’il n’y a pas cours dans les établissements publics que les privés doivent fermer leurs portes ? Les enseignants des écoles et universités privées sont-ils tous des fonctionnaires de l’Etat ivoirien ? Et les élèves et étudiants, sont-ils tous des affectés de l’Etat ? Si les écoles et universités privées doivent fer- mer leurs portent pour soutenir les enseignants du public, pourquoi alors ne pas fermer toutes les entreprises privées ; banques, boulangeries, usines ainsi que les marchés et commerces partout en Côte d’Ivoire pour être solidaire des fonctionnaires ? Pourquoi ne pas demander aux cliniques privées d’observer le service minimum en soutien au corps médical du secteur public ? Les élèves et étudiants de Côte d’Ivoire ont la fâcheuse manière de poser les vrais problèmes. Pourquoi ne paralysent-ils pas toute l’activité économique du pays pour respecter leur logique ? Elèves et étudiants de Côte d’Ivoire, grandissez !

Par BENOÎT QUOISSY

Source : abidjan.net

abidjan.net

Commentaires

commentaires