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Côte d’Ivoire: Université de Bouaké, administration et étudiants à couteaux tirés, les raisons

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Les étudiants vendredi à Bouaké (Ph )

Vendredi 09 Juin 2017 -Depuis le 1 juin 2017, l'Université Alassane Ouattara de Bouaké est peu perturbée par le Comité des Élèves et Étudiants de Côte d'Ivoire(CEECI) structure estudiantine et scolaire fortement implantée à Bouaké et à Korhogo, dirigée par Traoré Karamoko alias général TK, après que des '' camarades ''étudiants non-inscrits soient interdits d'accès aux salles de cours magistraux, de Travaux dirigés.

Répercussions, les compositions sont toujours suspendues jusqu'à ce jour à l'Université qui porte le nom du président Alassane Ouattara.

Après la rencontre du mercredi 7 juin 2017, avec le président de cette institution, professeur Poamé Lazare, le bureau du CEECI a organisé une assemblée générale extraordinaire ce vendredi 9 juin 2017 au campus2 de ladite université afin de faire un compte rendu des échanges avec le premier responsable de l'Université et aussi, recueillir les propositions des condisciples étudiants pour permettre au CEECI de défendre avec efficacité les problèmes des étudiants, comme constaté sur place par une source proche de .

<< De la même manière on doit à l'État, l'État nous doit. La Côte d'Ivoire a connu beaucoup de turbulences et nous pensons qu'aujourd'hui l'État doit pouvoir comprendre ou de moins notre ministère doit pouvoir pardonner, et comprendre que le pays vient de loin. Je dirai même que notre ministère doit pouvoir comprendre qu'aujourd'hui quand on parle d'autonomisation de la population, cela passe par les étudiants. Nos parents qui paient nos cours sont plongés dans une paupérisation. Nous demandons à l'État de revoir les modalités de paiements d'autant que les conditions des Licences Masters et Doctorat (LMD) sont fixées. Nous demandons des modalités de paiements qui vont alléger la souffrance des étudiants, demandons de mettre les moyens pour accompagner le système LMD parce-que l'inscription est fonction du LMD. Ce sont le WIFI qui est inexistant, les salles de TD et de cours doivent être équipées. Aujourd'hui les TD groupés se font à l'ancienne méthode>>, a décrié Traoré Karamoko, avant de menacer:

<< Si les autorités nous obligent à nous inscrire avant le 30 juin 2017,sinon nous expulser des salles, nous sommes d'accord ,cependant, l'État à son tour, doit jouer son rôle en réhabilitant les salles de TD, il doit équiper aussi les cités de sites de forages, payer les arriérés de bourses de 2015 à 2016 et en même temps payer pour cette année qui n'est pas encore lancé. Vu toutes ces difficultés, nous disons que l'État ne peut pas actuellement nous fixer une date d'inscription à ce niveau>>, a lancé général TK.

Face à ce qui s'annonce comme un bras de fer entre les étudiants et les autorités universitaires, le CEECI exhorte le ministère à échanger sérieusement sur la question avec les responsables des étudiants afin de trouver des modalités de paiements des inscriptions.

Pour l'heure, de façon unanime, les milliers d'étudiants présents ont donné caution au CEECI de mener le combat pour la réduction du taux d'inscription et l’obtention des échéances de paiements.

Si chacun reste campé sur sa position, une année blanche n'est plus loin pour, les milliers d'étudiants de l'Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Donatien Kautcha, Abidjan en collaboration avec une source sur place


Source : Koaci