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Côte d’Ivoire: Affaire gendarme mort enchaîné, l’Observatoire ivoirien des droits de l’homme réclame «une enquête transparente»

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Assi Jean Kouatchi chaine au pied durant son incarcération à Abidjan

– Samedi 10 Juin 2017 – Un point de la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire a été fait par l'OIDH. A en croire les constatations de L'Observatoire Ivoirien des Droits de l'Homme (OIDH), "les ivoiriens ne sont pas contents" et "le Président de la République doit s'adresser à la nation pour expliquer" car le droit à l'information est dénié par de nombreux non-dits sur des accords qui engagent des générations d'ivoiriens. Une exhortation de taille vu l'accord secret entre les ex-rebelles(8400 et démobilisés). Des groupes qui réclament des sommes faramineuses à l'Etat dont plusieurs milliards déjà versés.

Alors, pour tirer un trait sur ces mutineries successives et autres soulèvements d'anciens groupes armés, le président de l'OIDH, Eric Aimé Semien préconise la diligence d'une enquête parlementaire transparente et l'audit du désarmement.

"Il y a un risque que la Côte d’Ivoire soit assise sur une poudrière" a-t-il décrié.

Aussi suite au décès de plusieurs détenus dont un sous-préfet après sa relaxe, l'OIDH estime-t-elle que la mort du gendarme condamné, n'est pas une image reluisante pour la Côte d’Ivoire.

En effet beaucoup d'efforts sont effectués pour redorer l'éclat du pays au niveau des droits de l'homme. La loi pour la protection des acteurs des droits de l'homme, l'engagement du pays au sein du conseil des droits de l'homme de l'ONU et son élection en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de cette institution doivent être élogieux mais mérités grâce à une attitude exemplaire.

"Il ne faut pas que la Côte d’Ivoire soit un sujet de préoccupations sur la table du Conseil de sécurité" espère, l'organisation de la société civile et de poursuivre, "nous ne souhaitons plus que les fils de Côte d’Ivoire meurt dans ses conditions".

L'OIDH invite le gouvernement a ouvrir une enquête sur la mort du MDL Kouatchi. C'est une question de dignité humaine renchérit l'Observatoire.

Encouragé pour la libération de quelques politiques prisonniers, le gouvernement est appelé à faire plus d'efforts afin de réconcilier les ivoiriens. En effet, pour le bon aboutissement de ce processus il ne faut pas user du "bâton pour d'autres et de la carotte pour certains" tel qu'illustré par l'affaire des caches d'armes.

L'application de la décision de justice rendue par la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples exigeant la réforme de la Commission Électorale Indépendante(CEI) doit prendre forme insiste, le premier responsable de l'OIDH. Selon son propos l'actuelle CEI est même objet d'étude dans plusieurs Universités internationales à cause de son "inéligibilité". Honteuse image pourrait-on dire.

Pour Eric Aimé Semien, "l'opposition ivoirienne sera complice" à l'heure du bilan, car le sursaut pour la cohésion sociale et le respect des institutions de la République n'est possible qu'avec des projets de lois débattues et bien constituées. La démocratie suppose une opposition militante qui s'assume.

En outre, à propos de l'affaire des femmes tuées à Abobo lors de la crise post électorale 2011, la société civile attend "une position tranchée", l'autopsie des corps ou tout autres possibilités afin que "la vérité soit dite et la durée du procès de Laurent Gbagbo limitée".

Saxum, Abidjan


Source : Koaci