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Côte d’Ivoire: les élèves et les étudiants entrent dans la mouvance des grèves

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La colère des élèves et des étudiants est enclenchée et tend à rejoindre la mouvance des grèves lancée depuis ce mois de janvier 2017, par les mutins, les fonctionnaires et les agents de l’Etat de Côte d’Ivoire. Pour se faire entendre et comprendre, les élèves et les étudiants ont bruyamment manifesté hier jeudi dans la matinée.

Les élèves et les étudiants des établissements et universités publics ont décidé d’entrer dans la mouvance des grèves après celles des mutins et des fonctionnaires de l’Etat ivoirien. Hier jeudi 12 janvier 2017 à Yopougon, des jeunes gens ont fait leur apparition subite aux environs de 9h au collège « Les phalènes », situé non loin des bureaux de la Sodeci, par des jets de pierres en délogeant les élèves dudit établissement privé qui suivaient assidûment les cours. Dans la confusion totale, les cours ont été arrêtés et les élèves renvoyés chez eux.

Les assaillants ont, quant à eux, continué sur leur lancée, en jetant leur dévolu sur leurs camarades du collège privé Sôna, situé à proximité du collège les phalènes. « Nous étions en train de suivre le cours de Mathématiques quant à notre grande surprise, des cailloux ont commencé à pleuvoir sur nous. Nous nous sommes réfugiés sous les bancs. Mais, cela n’a pas calmé les ardeurs des assaillants qui ont même blessé deux élèves à la tête. Après le cafouillage, nous rentrons à la maison comme nos éducateurs et nos professeurs nous l’ont demandé. Il n’y a pas de cours jusqu’à nouvel ordre », a relevé O.P, un élève de Terminale. Celui-ci a indiqué, par ailleurs, que depuis le premier jour de grève, les élèves des lycées publics de la commune de Yopougon, tels que le lycée municipal, le lycée moderne, sillonnent les établissements privés pour déloger leurs camarades.

Quant aux étudiants de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, ils promettent revenir à leurs anciennes pratiques et paralyser l’école en général vu que leurs revendications n’ont jusque-là pas abouti à commencer par le paiement de leur bourse au titre de l’année académique 2014-2015.

Tous ces mouvements d’humeur provoquent en effet la psychose au sein des parents d’élèves, des apprenants et d’autres couches de la population.


Africatime CI

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