Côte d’Ivoire : imbroglio total autour de la grève des fonctionnaires

Côte d’Ivoire : imbroglio total autour de la grève des fonctionnaires

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La grève des fonctionnaires ivoiriens décrétée le 9 janvier dernier connait en ce moment diverses fortunes. Alors qu’un groupe de syndicalistes annonce la levée du mot d’ordre de grève, un autre le maintien, encore plus radical.

Les administrations, les services publics et autres écoles sont tous fermés, les hôpitaux astreints au service minimum, tel est le constat généralisé. Et pourtant, selon les autorités ivoiriennes, la grève des fonctionnaires de Cote d’Ivoire aurait été levée. En effet, le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, aurait rencontré Théodore Gnagna Zadi, le secrétaire général de l’Intersyndicale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IF-CI), le samedi dernier. Au sortir des échanges, ce dernier aurait donc accepté de lever le mot d’ordre et appeler tous les fonctionnaires affiliés à la Plateforme nationale de rependre le travail dès le lundi 23 janvier. De même, le Rassemblement des enseignants républicains (RER), proche du pouvoir, ont appelé par ailleurs à la reprise du travail.

Mais certaines indiscrétions évoquent une probable séquestration de Zadi Gnagna à la Primature pour l’amener à se dédire. Aussi, cet appel lancé à la télévision nationale serait nul et de nul effet, car obtenu sous la torture. Il aurait donc été déposé par ses camarades qui entendent poursuivent la lutte jusqu’à la satisfaction de toutes leurs revendications. À cet effet, Mesmin Comoé et Jean-Yves Abonga, les meneurs de la branche radicale ont récemment animé une Assemblée générale. Au cours de cette rencontre avec leurs militants, à Yopougon, la reconduction de la grève a été adoptée.

C’est donc à un imbroglio total qu’il est donné d’assister actuellement. Des deux mots d’ordre antinomiques, lequel faudra-t-il suivre ? Quoi qu’il en soit, c’est pour l’instant le statu quo sur le terrain. La quasi-totalité des administrations et services publics restent fermés. Les élèves des écoles publiques continuent de déloger leurs congénères qui poursuivent leurs cours dans les établissements privés.

RUFUS POLICHINELLE


Source : Africatime CI

Africatime CI

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