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Côte d’Ivoire: début de la resocialisation de 1000 enfants en difficulté avec la loi

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La phase grandeur nature de la resocialisation de quelque 1000 enfants en situation de conflits avec la loi et communément appelés «microbes» a commencé en novembre et se poursuit sur le terrain, a annoncé mardi à Abidjan le Chef du projet de resocialisation des mineurs en difficulté avec la loi (PRMDL), Manignan Ouattara.

Exécuté par la Cellule de coordination et de réintégration sociale (CCRS) sur instruction du Conseil national de la sécurité (CNS), ce projet permettra au bout d’un an, de resocialiser 1000 enfants.

Selon Mme Ouattara qui s’exprimait dans une conférence de presse, l’opération grandeur nature a commencé le 11 novembre avec une première vague de 210 enfants convoyée sur le site de M’bahiakro. La deuxième vague forte de 140 enfants a été accueillie le 16 décembre dernier sur le même site de M’bahiakro (Centre-Est).

« Le Centre de M’bahiakro a une capacité totale d’accueil de 440 places. Le départ de la troisième vaque est imminente pour compléter l’effectif de 350 à 440 enfants», a expliqué Manignan Ouattara. La durée de la formation est de six mois dont les deux premiers mois sont consacrés à la stabilisation de l’enfant avant l’apprentissage d’un métier.

« Un mois après sur le site de resocialisation, les enfants sont transformés positivement. Les pensionnaires font montrent de changements positifs», s’est-elle félicitée.

«La citoyenneté, le civisme, la solidarité » sont notamment les disciplines qui sont enseignées aux apprenants » avec le concours de la gendarmerie, de la Croix Blue, du ministère de la justice, du ministère de la Solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes et enfin du ministère de la famille, de la femme et de la protection de l’enfant. Les zones endémiques sont entre autres Abidjan, Bondoukou , Daloa, San pédro , Bouaké, Man et Korhogo.

Ces enfants en difficultés avec la loi s’adonnent à la délinquance avec des armes blanches dans les rues abidjanaises et à parfois à l’intérieur du pays. Selon des experts, c’est un phénomène qui a été inspiré d’un film brésilien appelé « Cité de Dieu ».

Agés de 08 à 25 ans et issus de familles déchirées, élevés par d’autres personnes que leurs parents biologiques, ces enfants vivent dans des familles ou la taille moyenne est de 12 à 15 personnes.


Africatime CI

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