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Côte d’Ivoire: Le Procureur Adou affirme que certaines des armes découvertes chez SoultoSoul sont dans la nature

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Vue de caisses d'arme vides en mai dernier à Bouaké

- Jeudi 22 Juin 2017 - Le mystère demeure toujours sur la quantité des armes retrouvée dans le domicile de Bouaké du Chef du protocole du Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Le Procureur de la République, Adou Richard-Christophe a néanmoins affirmé hier au cours de la rencontre qu’il a eue avec la presse qu’une partie de ces armes de guerre ont été retrouvées et certaines sont dans la nature.

«Je ne pourrai pas faire d’énumération parce que ce sont des armes de guerre et cela a été confirmé. Je sais qu’il y a des lances roquettes, des RPG, des kalachnikovs. Je ne peux pas vous faire d’énumération exhaustive mais sachez que une partie de ces armes ont été retrouvées et certaines sont encore dans la nature et c’est ce que nous nous attelons à retrouver, » a précisé le Procureur.

Malgré la découverte des armes chez, Koné Karamaté Souleymane alias Soul to Soul, le Chef du Protocole de Guillaume Soro est toujours en liberté même si une partie de la population réclame sa détention.

Adou Richard-Christophe a indiqué que pour la manifestation de la vérité sa détention n’est pas nécessaire, même si ce n’était pas un proche du Président de l’Assemblée nationale.

«Il s’agit d’aller au fond de l’enquête. Et aller au fond des choses ne veut pas dire qu’il faut procéder à des arrestations. Il faut rechercher, fouiller, voir de façon minutieuse et approfondir ce qui c’est passé. Rechercher aussi s’il y a d’autres caches d’armes. Il faut savoir qu’il est important de savoir ce qui s’est passé c’est pourquoi nous ne nous précipitons pas sur la personne qui est face de nous, » a-t-il précisé.

Depuis plus d’une semaine, des enquêteurs de l’Onu sont en Côte d’Ivoire pour également faire la lumière sur cette affaire de cache d’armes.

L’information a été confirmée par le Procureur de la République qui a déclaré que ce sont des armes de guerre dont la technicité demande qu’il y ait des professionnels.

« Ceux qui arrivent et qui peuvent nous apporter leur expertise sont les biens venus. Et pour le moment ces enquêteurs ont pris langue avec nous et nous essayons de travailler avec eux. C’est un domaine très technique pour lequel nous avons besoin de professionnel d’expert pour que ceux-là apportent leur concours à la manifestation de la vérité, » a-t-il mentionné.

A la question de savoir si les enquêtes démontraient que ces armes appartenaient à Soul to Soul est-ce qu’il aurait un procès contre ce dernier, il a poursuivi que l’enquête permet aux autorités de rechercher les auteurs des caches d’armes, d’appréhender tous ceux qui de près ou de loin ont participé à cette opération.

« Les résultats préliminaires de l’enquête seront exploité par une juge d’instruction. Une fois que ce dernier aura fini sa mission, les personne qui seront indexé passeront devant les juridictions pour répondre de leur actes. L’entreposage, la détention d’armes de guerre permet d’appliquer des peines allant de 10 à 20 années d’emprisonnement. Il n’y a que le tribunal qui pourra prononcé ces peines si éventuellement la responsabilité pénale de ses personnes sera établie, » a-t-il expliqué.

Le temps que mettra l’enquête reste encore inconnue par le Procureur de la République, Adou Richard-Christophe a soutenu qu’il ne peux pas donner de date.

«Le début des enquêtes sont frappés du sceau de secret. Mais sachez qu’une partie de ces armes ont été retrouvées et une autres partie est en voie de l’être. Le procureur militaire a été saisi. Et grâce au chef hiérarchique de ces mutins nous avons pu récupérer une partie de ces armes, » a-t-il insisté, rappelant au passage que le Chef du Protocole n’est pas tout à fait libre de tout mouvement, parce qu’il a déjà été entendu plusieurs fois.

«Évidemment celui contre qui une enquête a été ouverte a été des obligations et des droits et on le lui a déjà notifié. Je ne peux vous les énumérés ici mais sachez qu’il n’a pas liberté d’aller et de venir comme le citoyen normal le ferait sans se référer au procureur de la république que je suis dans le cadre de cette enquête, » a-t-il conclu.

Wassimagnon, Abidjan


Source : Koaci