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CPI : pour une raison de ‘’contrôle médical’’, Blé Goudé absent à la reprise de son procès

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Abidjan (Côte d’Ivoire) - L’ex-leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé, farouche partisan de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo a été absent, lundi, à la reprise de son procès devant la Cour pénale internationale (C PI) à la Haye pour une raison de ‘’contrôle médical’’.
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‘’M. Charles Blé Goudé se porte très bien. C’est vrai qu’il n’a pas été possible pour lui d’assister à l’audience de ce jour compte tenu d’un contrôle médical qu’il devrait avoir aujourd’hui’’ a expliqué son avocat, Me Claver N'dri interrogé au téléphone par la télévision nationale première chaîne de la Radiotélévision ivoirienne (RTI, service public). Charles Blé Goudé avait été victime d’un accident.

« M. Laurent Gbagbo également se porte très bien. Je l’ai vu ce matin et je pense que tout va bien chez lui. Il se présente comme un homme optimiste », a ajouté Me N’dri. « Nous avons repris ce matin avec le 30è témoin de la liste du Procureur. Nous allons continuer demain (mardi) avec d’autres témoins prévus pour cette session qui viendront dire à la barre leur part de vérité », a conclu l’avocat de Blé Goudé.

Le procès conjoint de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ancien ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé a repris, lundi, à Haye devant la Cour pénale internationale (CPI) après une pause de deux mois.

Cette reprise du procès a été marquée par l’audition du témoin P106, le 30è du genre. Ce procès avait été suspendu le 09 décembre dernier, pour un « problème de budget », selon les explications données par le président de la Chambre, le juge Cuno Tarfusser .

Agé de 70 ans, M. Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse, poursuivis par la CPI, sont accusés de crimes contre l’humanité, meurtres, viols, actes inhumains et persécutions pour leur rôle dans la crise postélectorale ivoirienne de décembre 2010 à avril 2011. Cette crise avait opposé M. Gbagbo à son adversaire Alassane Ouattara, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle d’octobre 2010 et reconnu par la communauté internationale.

A l’ouverture de son procès en janvier 2016, M. Gbagbo avait plaidé non coupable. Les violences nées de cette crise postélectorale avaient fait plus de 3.000 morts. M. Gbagbo avait finalement été arrêté en avril 2011 dans le palais présidentiel d’Abidjan-Cocody après plusieurs jours de bombardements de la force française Licorne qui agissait sous mandat de l’ONU.

LS/APA

Source : abidjan.net

abidjan.net

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