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Sécurité alimentaire : La Côte d’Ivoire veut se doter d’un Système National de Contrôle de la Sécurité Sanitaire des Aliments (SSA)

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Le mardi 24 janvier s’est ouvert à Abidjan l’Atelier de lancement du projet d’appui à la construction d’un système national de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments (FADCI-SSA).

La Côte d’Ivoire et la France signaient, le 03 décembre 2014, un 2ème Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) sur la période 2014-2020, définissant le cadre général de mise en œuvre de l’effort bilatéral additionnel de la France, relatif aux créances françaises d’aide au développement allant de décembre 2014 à décembre 2020.

Pour la mise en œuvre de cet accord, l’Etat ivoirien et l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé le 28 avril 2016, la convention AFD N° CCI 1434 01F d’affectation du Programme Filières Agricoles Durables de Côte d’Ivoire (FADCI). Le tout, pour un montant total de 77 000 000 d’Euros soit 50 milliards 508 millions de Francs FCFA dont 10 milliards et demi sont alloués au Projet FADCI-SSA. C’est ce projet inscrit dans le volet 3 “Appui au système national de contrôle des aliments aux filières de qualité” dudit programme, que vient lancer le présent atelier.

L’objectif principal du présent atelier est donc de procéder au lancement officiel des activités du Projet (FADCI-SSA) et ses modalités de mise en œuvre auprès de l’ensemble des parties prenantes pour leur permettre d’en avoir une bonne compréhension.

Notons que la finalité du programme FADCI est d’initier et d’accompagner des changements de pratiques agricoles et de gestion des ressources qui auront des impacts positifs et durables sur la population ivoirienne en termes de conditions de vie, de cohésion sociale et de santé humaine.

Le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, Maître d’œuvre dudit projet en a confié la mise en œuvre au Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA).

« Ce projet a été conçu pour permettre la participation de l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire et de la société civile, conscient que la protection du consommateur nécessite une approche intégrée, du champ à l’assiette, de la fourche à la fourchette et le développement de synergies, associant les autorités compétentes en matière de sécurité sanitaire, les opérateurs des différentes filières agroalimentaires, les acteurs de la recherche scientifique et les consommateurs » a précisé le Directeur Exécutif du FIRCA, Docteur Pierre Ackah Angniman.

La Secrétaire Technique du C2D, Léa Djatti Diaté a indiqué « saluer le courage et l’abnégation de toutes les ressources humaines qui ont œuvré pour donner ce niveau de maturité au projet. »

« Le projet qui nous unit, ce jour, dispose d’un budget total de 10,5 milliards FCFA » a-t-elle poursuivit, précisant qu’à terme, le pays disposera d’agriculteurs formés aux bonnes pratiques pour la mise à disposition de produits alimentaires sains, ainsi que des associations de consommateurs agissant sur les marchés avec une bonne culture de normes nationales des aliments.

Dans le même sens, Bruno Leclerc, Directeur de l’agence AFD Côte d’Ivoire a indiqué que ce projet vise « à construire un système national de contrôle des aliments (SNCA) pérenne, capable d’assurer la protection du consommateur ivoirien et d’accompagner le secteur privé. »

Il a exhorté tous les acteurs, les ministères chargés de l’Agriculture et du Développement Rural, des Eaux et Forêts, de la Santé et de l’Hygiène Publique, du Commerce de l’Artisanat et de la Promotion des PME, des Ressources Animales et Halieutiques, de l’Industrie et des Mines, de l’Economie et des Finances, les institutions des filières comme le FIRCA, les associations de consommateurs et les représentants de la grande distribution à s’engager pour un ancrage national du projet, qui est essentiel pour sa réussite.

Pour terminer, le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture s’est félicité de la tenue d’un tel atelier dont la finalité est la création d’une Agence Nationale de Sécurité Sanitaire des Aliments responsable de la gestion des risques alimentaires, dont la mission sera de veiller sur les changements de pratiques agricoles et de gestion des ressources qui auront des impacts positifs sur la population ivoirienne en termes de conditions de vie et de santé humaine.

L’Agriculture ivoirienne continue d’occuper une part primordiale dans l’économie de la Côte d’Ivoire. Les productions sont diversifiées, avec les cultures d’exportation, les productions vivrières et les productions animales et halieutiques.

A ce titre, le pays doit faire face à des crises et des alertes sanitaires dont la fréquence et l’ampleur vont croissant. Ces urgences sanitaires sont susceptibles de toucher aussi bien les exportations des produits agricoles ivoiriens, mettant ainsi en péril les recettes agricoles, que les denrées mises à la consommation sur son marché intérieur.

Pour éviter de tels scénarii, il faut donc développer une approche préventive des dangers et des risques existants, afin de protéger les consommateurs ivoiriens et satisfaire aux exigences sanitaires des pays tiers.

Atapointe

Source : abidjan.net

abidjan.net

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