Côte d’Ivoire: les livres font leur entrée dans les salons de coiffure

Côte d’Ivoire: les livres font leur entrée dans les salons de coiffure

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La Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire a eu l’idée, dès 2012, de mettre des livres à la disposition des femmes dans des salons de coiffure. Et ça marche ! Certains salons ont vu leur fréquentation augmenter.

Des livres au milieu des bigoudis. C’est la drôle mais remarquable idée qu’a eu la Bibliothèque Nationale de Côte d'Ivoire (BNCI). Lancée en 2012, l’expérience permet aujourd’hui de faire tourner une cinquantaine de livres par boutique grâce à un fond de 1 750 ouvrages. La plupart des salons sont à Abidjan et dans des villes de l’intérieur du pays.

L’initiative est née de l’envie de faire lire aux enfants. « Après avoir donné une place de choix aux enfants à travers la nouvelle dimension conférée à sa bibliothèque enfantine, la bibliothèque nationale entend désormais porter le livre, aux personnes qui sont les premières dépositaires de l’éducation de ces derniers », souligne la Bibliothèque nationale. Et les premières, entre autres, sont les mamans.

Chantal Adjiman, directrice de la Bibliothèque nationale et initiatrice de ce projet est partie du constat, selon elle, qu’entre leurs obligations professionnelles et/ou ménagères, les femmes n’ont pas assez de temps pour lire. Mais, comme elles sont coquettes, passer plus d’une heure dans un salon de coiffure ne leur fait pas froid aux yeux. Alors, si en plus, sur place, elles trouvent de quoi passer le temps agréablement et utilement, tout est gagné.

Après quelques années, il s’avère que ça marche. « Il y a des femmes qui viennent juste pour lire », souligne Bénédicte Ouguéhi, propriétaire d’un salon Adzopé. Elle a même vu la fréquentation de son salon augmenter. Chapeau.


Africatime CI

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