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Deux ans après son retour à Abidjan, la BAD s’apprête à repartir : 800 à 900 employés quitteront Abidjan d’ici un an et demi

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Dans un entretien à Jeune Afrique, la Banque africaine de développement indique qu’une partie de ses équipes quittera le siège pour rejoindre ses cinq bureaux régionaux. On sait déjà que trois de ces bureaux seront situés à Johannesburg, Nairobi et Tunis.

Ce programme de décentralisation est un axe important de la réforme organisationnelle menée par Akinwumi Adesina, président de la BAD depuis le 1er septembre 2015. Le Nigérian estime en effet nécessaire de mettre en place des bureaux régionaux bien dotés en ressources humaines, afin d’être plus proche du terrain et d’augmenter l’impact économique de la banque.

Interrogée par Jeune Afrique dans le cadre d’un article à paraître dans son prochain numéro (JA n°2916 du 27 novembre au 3 décembre 2016), la vice-présidente principale de la BAD, la Tanzanienne Frannie Léautier, a livré les premiers détails sur ce processus.

Selon elle, entre 800 et 900 personnes quitteront le siège pour l’un des cinq bureaux régionaux sur une période de dix-huit mois. La liste finale des bureaux régionaux n’est pas encore terminée mais selon Frannie Léautier, les villes de Johannesburg, Nairobi et Tunis ont d’ores et déjà retenues.

Abidjan mécontent

À ce stade, le gouvernement ivoirien n’a pas souhaité réagir officiellement à la décision de la BAD, qui concerne environ 40% de ses effectifs. Toutefois, deux membre du gouvernement ont accepté, sous couvert d’anonymat, de livrer une première réaction.

C’est une trahison.

« C’est une trahison. Le gouvernement sera saisi, et cette situation débattue en Conseil des ministres », a indiqué l’un d’entre eux, qui rappelle qu’Abidjan s’est battue pour le retour de la banque de développement panafricaine en 2014, après onze années passées au siège temporaire de Tunis.À l’époque, Albert Mabri Toikeusse ( le ministre du Développement et du Plan ivoirien) avait estimé que ce retour avait nécessité des investissements de l’ordre de 100 millions de dollars.

Un autre membre du gouvernement, également interrogé dans le prochain numéro de Jeune Afrique, estime peu probable que le projet d’Adesina aille à son terme, en raison des coûts qu’engendrerait pour la banque le fait de déplacer autant de personnes.

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Eburnie News

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